Promulguée en décembre 2015, la loi relative à l’adaptation de la société au vieillissement, appelée loi ASV, constitue une réforme majeure en France. Elle vise à améliorer la qualité de vie des personnes âgées et à anticiper le vieillissement de la population. Ce cadre législatif renforce les dispositifs d’aide, facilite le maintien à domicile et soutient les proches aidants. La loi ASV représente aujourd’hui un pilier de l’action sociale en faveur du grand âge.
Entrée en vigueur en janvier 2016, la loi ASV fait suite à des engagements pris par le gouvernement en 2014, mettant un point d’honneur à renforcer les aides et processus disponibles dans le cadre d’accompagnement de personnes âgées en perte d’autonomie, mais aussi les conditions de travail des aides à domicile.
L’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) est généralement destinée à prendre en charge une partie des dépenses liées aux prestations permettant le maintien à domicile ou lorsqu’une surveillance est nécessaire.
La loi ASV prévoit ainsi une revalorisation de cette allocation, en augmentant notamment les plafonds maximum pour lesquels une personne peut être désignée comme bénéficiaire. Et ce sur 4 tranches distinctes, en fonction du degré de perte d’autonomie déterminé par la grille AGGIR :
L’attribution de l’APA comprendra désormais un évaluation de la situation et des besoins de la personne, y compris en termes d’aides techniques ou de travaux d’aménagements. Elle prendra également en compte la situation et les besoins des proches souscrivant les aides en question.
La loi ASV prévoir également des changements positifs pour les bénéficiaires ayant des revenus inférieurs à 800 €. Pour ces dernier, aucune participation financière leur sera demandé. De même, le reste-à-charge va diminuer pour les personnes bénéficiant des plans d’aide plus élevés.
Une autre mesure incorporée dans la loi ASV prévoit une définition plus précise et une véritable reconnaissance du statut de proche aidant : conjoint, partenaire pacsé, parent, tout allié résidant avec la personne à charge ou entretenant avec elle des liens étroits et stables.
Mais aussi et surtout, la constitution d’un Droit au Répit pour le proche aidant, une solution temporaire de prise en charge du bénéficiaire, désormais comprise dans l’APA. Ce qui octroie notamment l’accès à une structure d’accueil, lorsque le plafond de l’allocation ne permet pas de garantir un hébergement ou une aide à domicile suffisante.
Ceci à hauteur de 500€ par an supplémentaire, sous réserve d’être éligible aux conditions désignées par l’APA.
La loi sur le vieillissement prévoit entre autres la création de conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie (caisses de retraite, mutuelles concernées…), et plus particulièrement autour de la question du logement avec l’agence national de l’habitat (ANAH).
Cette mesure aura pour objectif de mettre en place un programme de financement des actions de prévention et de lutte contre l’isolement pour toutes les personnes âgées de 60 ans et plus, pour in fine renforcer les aides individuelles ou faciliter l’accès aux technologies d’assistance.
Afin de garantir un meilleur accompagnement des personnes dépendantes, et des prestations en adéquation avec leurs véritables besoins, les maisons de retraite, ou EHPAD publics, sont désormais tenues d’afficher leurs tarifs sur une base minimale de prestations liées à l’hébergement afin de faciliter la comparaison entre les établissements.
Cette base minimale de prestations est fixée selon 5 catégories :
La loi ASV prévoit des sanctions pour les établissements qui dérogeraient à la règle, ainsi qu’une réforme du financement des EHPAD en vue de les encourager à optimiser leurs prestations de médicalisation, et développer leurs effectifs par la présence de personnels soignants.
Afin que les seniors disposent d’une meilleure information sur les aides et dispositifs disponibles, la loi vieillissement mise sur une autre mesure pédagogique en 2 principes :
Les bénéficiaires d’aides pourront également désigner une personne de confiance grâce au mandat de protection permettant de garantir et d’organiser à l’avance sa protection si un jour elle n’est plus capable de gérer ses affaires seul. Le mandataire pourra agir à sa place si la personne dépendante est jugée par un médecin agréé comme physiquement ou psychologiquement inapte à prendre une décision, que ce soit pour sa propre sécurité ou pour désigner la succession de ses biens.
Pour bénéficier des mesures prévues par la loi ASV, plusieurs démarches sont nécessaires. Elles impliquent différents acteurs publics.
La première étape consiste à déposer un dossier auprès du conseil départemental. Ce dossier peut être complété avec l’aide du CCAS (Centre Communal d’Action Sociale) de la commune. Une équipe médico-sociale réalise ensuite une évaluation à domicile. Cette analyse permet de déterminer le niveau de dépendance et d’établir un plan d’aide personnalisé.
Les principales étapes sont alors les suivantes.
Le bénéficiaire peut également solliciter des conseils auprès du portail gouv, du ministère des Solidarités ou des professionnels locaux. Cette organisation garantit une prise en charge adaptée et sécurisée.

L’arrivée de la loi ASV offre un terrain fertile pour les solutions d’accompagnement des personnes dépendantes et l’aide au maintien à domicile. Les services de téléassistance bénéficient directement des divers renforcements d’aides disponibles à mesure que les bénéficiaires ont désormais une plus grande facilité d’accès aux dispositifs de télésurveillance : détecteurs de chute, téléalarmes, monitoring de vie quotidienne, et autres objets connectés…
La loi ASV encourage ainsi le développement de la silver économie et des solutions innovantes. Elle permet aux personnes âgées de vieillir chez elles dans de meilleures conditions.
La loi ASV constitue un levier essentiel pour améliorer l’accompagnement des seniors et soutenir les familles. Elle renforce les dispositifs existants et favorise une approche globale du vieillissement.
Si vous souhaitez sécuriser le domicile d’un proche, nous vous recommandons d’explorer les aides disponibles. Vous pouvez notamment consulter les dispositifs liés au crédit d’impôt et aides financières pour optimiser votre budget.
Les solutions de téléassistance s’inscrivent pleinement dans cette dynamique. Elles offrent une réponse concrète aux enjeux du maintien à domicile et de la sécurité des personnes âgées.
Les 4 types d’autonomie structurent l’accompagnement des personnes âgées dans la société actuelle. L’autonomie physique concerne la capacité à se déplacer et vivre au quotidien dans son logement. L’autonomie psychique renvoie aux fonctions cognitives, indispensables pour la gestion et la prise de décision. L’autonomie sociale repose sur la relation avec l’entourage, la collectivité et l’accès aux dispositifs publics. Enfin, l’autonomie financière renvoie à la couverture des besoins de la vie courante.
La loi d’adaptation de la société au vieillissement, adoptée en France en décembre 2015, représente un cadre législatif majeur. Elle vise à garantir une meilleure qualité de vie, avec la mise en place de plans d’aide dont l’APA à domicile et le soutien des aidants familiaux. Ce cadre mobilise le conseil départemental, la sécurité sociale et les professionnels de santé.
Oui, les enfants peuvent être tenus de payer une maison de retraite. Cette obligation légale, prévue par le code civil (article sur l’obligation alimentaire), impose aux membres familiaux d’aider un parent en perte d’autonomie. Le montant dépend des ressources, de la situation familiale et de la relation.
Ce cadre juridique, complété par la loi d’adaptation de la société au vieillissement adoptée en France, vise à garantir une meilleure prise en charge. Le département peut intervenir via l’aide sociale. Cette mise en place répond aux enjeux du vieillissement de la population en France et soutient l’accès aux soins.
Les 10 actes essentiels de la vie courante permettent d’évaluer l’autonomie d’une personne, notamment dans le cadre légal défini par le code de la sécurité sociale et la loi d’adaptation de la société au vieillissement, adoptée en France.
Ils concernent le quotidien : se lever, se déplacer, s’habiller, se laver, manger, utiliser les toilettes, gérer son logement, communiquer, assurer sa sécurité et prendre ses traitements. Ces actes sont étudiés par les professionnels de santé lors de l’évaluation APA à domicile.
Ce cadre législatif vise à garantir une meilleure prise en charge de la perte d’autonomie. Le conseil départemental met en place un plan d’aide adapté, en lien avec l’entourage familial. Cette démarche répond aux enjeux du vieillissement de la population nationale.
Dès 55 ans, plusieurs dispositifs facilitent l’avancée en âge en France. Dans le cadre professionnel, les salariés peuvent bénéficier d’aides à l’embauche (CDD senior, dispositifs spécifiques) et d’un maintien des droits au chômage. Le code du travail prévoit aussi des aménagements particuliers.
Concernant les finances et les aides sociales, les plus de 55 ans sont éligibles au minimum vieillesse, à l’ASPA et à d’autres aides. De même, des avantages existent au niveau des transports, des loisirs et de la santé. Enfin, pour les plus de 60 ans en perte d’autonomie, l’APA facilite le maintien à domicile ou en résidence. En l’occurrence, la loi ASV a modifié les dispositions existantes en renforçant les aides disponibles.
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